tableau de Van Gogh vandalisé avec de la soupe à la tomate

Le tableau de Van Gogh vandalisé avec de la soupe à la tomate

C’était au tour de la National Gallery de Londres et de la toile de Vincent Van Gogh de subir les foudres de militantes écologistes ce 14 octobre dernier. En mai dernier, un jeune homme avait déjà « œuvré en ce sens » en entartrant l’un des tableaux les plus connus de Léonard de Vinci, notre célèbre Joconde. Mais dans quel but ?

Les Tournesols du tableau de Van Gogh arrosés de soupe à la tomate

Deux jeunes activistes du mouvement Just Stop Oil ont jeté leur dévolu sur le célèbre tableau de Van Gogh « Les Tournesols ». Elles l’ont copieusement arrosé de soupe à la tomate, avant de se coller les mains sur le mur avec de la colle forte. Une action choc qui n’a occasionné que des dégâts mineurs, les tournesols ont été protégés de la soupe par une vitre. Les mains des militantes ont probablement bien plus souffert !

Dans quel but s’en prendre au chef d’œuvre de Van Gogh estimé à 84 millions de dollars ? Les militants ont certes attiré l’attention, mais cette action spectaculaire et inattendue n’a pas fait l’unanimité, même au sein des défenseurs du mouvement écologiste. Certains l’ont même jugée contreproductive et choquante.

Les militants du groupe Just Stop Oil se justifient en ces termes : « Qu'est-ce qui vaut le plus, l'art ou la vie ? Est-ce que vous vous préoccupez plus de protéger un tableau que de protéger notre planète et ses habitants ? ». L’on pourrait répondre « la dégradation d’une toile va-t-elle changer quelque chose à notre vie ? », mais il s’agit-là d’un autre débat.

D’autres œuvres que celle de l'artiste néerlandais déjà vandalisées 

Ce coup d’éclat fait suite à une série d’actions déjà menées au Royaume-Uni, dans la capitale notamment, depuis le début du mois d’octobre. Avec de nombreuses actions coup de poing, le mouvement Just Stop Oil réclame l’arrêt de tout projet pétrolier ou gazier dans le pays.

Le groupe activiste n’en est pas à son coup d’essai et les militants écologistes multiplient leurs actions. Ce n’était pas la première fois en effet que des œuvres d’art étaient prises pour cible pour faire entendre leur voix. Mais la cause à défendre n’est pas toujours la même, que ce soit en France ou dans le monde entier.

  • en 2022, la Joconde, qui figure parmi les plus beaux tableaux du musée du Louvre est entartrée, après avoir déjà été prise pour cible par… une tasse de thé vide en 2009 ;

  • en 2019, l’œuvre de Daniel Buren au Centre Pompidou à Paris est victime d’un coup de cutter ;

  • en 2013 au musée du Louvre-Lens en France, « La liberté guidant le peuple » d’Eugène Delacroix est victime d’une inscription au feutre ;

  • en 2012, une toile de Rothko du Tate Modern de Londres est vandalisée à la peinture noire par une personne qui proclame en être l’auteur ;

  • en 2011 à Washington, une femme s’en prend au tableau de Paul Gauguin « Deux Tahitiennes » exposée à la National Gallery of Art ;

  • en 2007, au musée d’Orsay parisien, des personnes ivres assènent un coup de poing au tableau de Claude Monet, "Le pont d'Argenteuil" ;

  • en 1998, la National Gallery de Londres avait déjà fait l’objet d’un acte de vandalisme puisqu’un un autoportrait de Rembrandt était maculé de peinture jaune.

Alors, quel est le verdict de cette action pour ces jeunes activistes ? En attendant leur procès, interdiction pour les jeunes militantes écologistes de passer les portes d’un musée ou d’une galerie, ou de se promener dans un espace public avec de la peinture ou un matériau adhésif. On ne sait pas si elles ont encore le droit d’acheter de la soupe… l’avenir nous le dira.

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